48 heures pour atteindre Kathmandou… et pour parcourir 400 kms! D’abord un taxi delirant avec un chauffeur toalement a cote de ses pompes…on a ete oblige d’insister fortement pour qu’il change la roué qui etait clairement crevee et dont emanait un pchttttt peu rassurant! Ensuite ce policier ingrat et de mauvaise composition se plaignant d’avoir cinq petits visas a remplir! Puis cette nuit de transit dans cette petite ville desertique a la frontiere ou il n’y a strictement rien a faire! Les restaurants ne servent plus a manger après 18h30 mais restent tout de meme ouverts histoire de hanter les tourists pris en otage dans cette ville fantome!

Pour passer le temps nous avons jouer aux cartes avec les argentins coinces dans notre petite chamber d’hotel a la lumiere psychadelique et aux robinets… sans eau!Il faut tout de meme que je vous explique le detail de la situation : le fait est qu’apres les innondations qui ont touché le delta du Nepal un pont a cede et la riviere ne peut desormais qu’etre traversee par un bateau dont le service fini a 18h301 N’etant pas arrives dans les temps impartis nous voila pris au piege attendant patiemment le prochain bus pour kathmandou a 4h00 du mat le lendemain!

Les premieres heures du trajet en bus se sont deroulees parfaitement…puis vint alors l’epreuve de la fameuse riviere : ;la traverse suicidaire… premiere peripeties de la journee! Alors que nous nous attendions a nous trouver face a une navette suffisaemment solide pour accueillir les centaines de personnes desireuses de traverser la riviere, voila que nous tombons nez a nez avec des barques de misere, scellees avec de vulgaires bouts de bamboo et coulant deja de moitie alrs qu’elles etaient vides! On s’entasse dans ces embarquements de fortune… ca tangue dur…Cette barque etait donc cense nous amener jusqu’a l’autre rive… bien sur il aurait ete trop facile s’il en avait ete ainsi!Le moteur lacha en plein milieu de la traversee, ce moteur artisanal et improvise crachant une fumee noire epaisse. Finalement, ironie du sort, il aurait ete de meilleure augure de ne pas se plaindre d’entendre tousser l’engin..! car quand celui-ci a denie porter le piquet de greve nous ne pouvions plus compter que sur la grace de Dieu pour notre surivie! Le bateau s’est mis a deriver emporte par les courants, plus aucune maitrise de notre Trajectoire!

La panique s’est alors emparee de l’equipage criant a l’aide et hellant leur collegue. Comme Lebon l’avait judicieusement souligner, la panique propre aux foules a mis peu de temps a creer un élan d’angoisse! S’est alors que mon coeur a commence a palpiter.. quand vous voyez les nepalais eux mm devenir pale de peur et lancer des pieces de monnaie dans l’eau en priant Dieu de leur preserver la vie!

Le temps de reaction des autres marins nous paru etre une eternite … au final un 2eme bateau est venu a notre rescousse et nous a remorque jusqu’a la berge. Toutefois, nous n’etions pas encore sortis d’affaire car il fallait sortir de la barque … sans s’enfoncer dans les sables mouvants qui, les fourbes, s’etaient amonces pour former cette masse sableuse grisatre … a premiere vue solide! Tout le monde s’est rue precipitamment hors de l’embarcation provoquant un flot de maree humaine qui fit ceder ce tapis fragile. Pour sortir de la j’ai alors lance mon sac a Matt, pris mon élan et sauter le plus loin possible pour eviter de m’envaser! Un grand ouf, nous ressorons tous vivants! Et tous secoues!

On en rigole bien sur après coup en marchant dans cette immensite sableuse pareille a un paysage lunaire, une steppe de Patagonie. Nous sommes schotches par les incidents cause par les innondations, les routes sont totalement creusees par l’eau et les bancs de sable recouvrent largement les plaines. Le lever du soleil eveille cette mer d’argent et nous slalomons entre dunes et vaguelettes formees par le ressac de la riviere. Un premier apercubdu Nepal assez atypique et …extra…terrestre!

Nous grimpons dans le 2eme bus…derniere ligne droite jusqu’a Kathmandou! Qui aurait imagine que nous serions stoppes 5hoo au milieu de nulle part par une greve locale et par un barrage de fortune … deux pneux ! Apres avoir acheter les deux seules bouteilles d’eau disponaibles dans ce village, fait pipi derriere un buisson il n’y avait pas d’autre chose a faire que …d’Attendre! Le jeu de carte a alors ete une nouvelle fois d’une tres grande utilite!

En fin d’aprem on repart…il est 17hoo. Des pauses toutes les demies heures… chargement de pomme, pause the, …Impossible de dormir dans ce bus, un taudit! La plupart des fenetres s’ouvrent a la moindre bosse, le vent s’engouffre dans les rideaux…gla gla gla. Bien sur nous devions faire le trajet de journee, nous n’avions prevu ni couverture ni chaussette! La situation etait tellement cocasse, j’etais assise sur un tabouret au milieu du bus, un bras agrippe par Agathe morte de trouille (le chauffeur roulait comme un fou et on manquait de verser a chaque virage!) et l’autre faisant office d’oreiller pour mon voisin de droite! Un energumene assis au fond, totalement ivre nous braille dans les orielles toute la nuit On s’est bien demander comment le chauffeur tenait le coup sans se shooter… 20 heures d’amplitude,ca tient dusurhomme!!

Une epopee dont on rit seulement une fois qu’on a pose le pied a terre! 5hoo du mat, Kathmandou ici Kathmandou! Je file directement a l’ambassade pour attendre 3 heures dans le froid le temps que l’administration m’ouvre ses portes!