Une pente raide pour commencer une journee dont on n'aurait jamais inaginer qu'elle se serait derouler ainsi. Le programme devait etre place sous le signe de l'improvisaion, il le futde A a Z. La langue deroulee jusqu'a terre, les perles de sueur degoulinant le long des tampes ...nous atteignons le sommet de la route nous menant au monastere Chei Longchang le soufflé coupe! Il faut dire que le denivele etait coriace…bon d’accord je m’invente peut etre des excuses, ma forme physique suffit a expliquer les palpitations intemperees de mon Coeur! Un pti dej devant une vue spectaculaire assi sur notre banc en bois aux pieds du precipices…veg momo et the au gingembe dans des tasses chinoises. La vie monasteriale s’active autour de nous, les apprentis moines se drapent de leur tenues bordeau. Nous faison le tour du monastere en suivant la regle d’or : toujours circuler dasn el sens des aiglles d’une montre! A l’etage un pretre appele Lama recite sa priere. Les vibrations de sa voix monotone font fremir les parois de l’edifice. Nous restons stupefaits face a son visage transi, sa recitation passionee et cette atmosphere mystique. Une autre scene etonnante, ce vieu moine marchant a contre jour le long de la crete. Nous uivons des yeux sa silouhette elancee, sa sagesse lancinante et sa majestuosite maitrisee. Ls drapeaux de priere flottent au vent devant les stuppas d’une blancheur eblouissante. Nous ne cessons de nous autosatisfaire en nous disant que nous sommes au meilleur endroit qui puisse etre sur la terre a la minute presente! En nous balladant dans les petits sentiers environnants le monsatere nous tombons sur Rajhan, le plombier du coin, responsible du reseau aquifere de la region! S’improvise alors un trek en sa compagnie…nous sommes tellement cotens d’echapper aux ‘ITINERAIRES’ du lonely planet et aux hordes de tourists. La montagne est peuplee d’une vegetaton dense et diversifee ; On se croirait dans les bois imaginaires de contes de fee ou se melent arbres sacres, steles des anciens rois, lianes, palmiers, pins epineux…

Ptite séance botanique on s’arrete gouter le reglisse niche dans le creux d’un arbre, les plantes medcinales qui poussent a foison! Nous arrivons après qlq heures de marche aux fameuses grottes bouddhiques situees au pic de la montagne. On escalade ses caves saintes… si tu nous avait vu maman! Apres cette pitorresque séance d‘alpinisme nous nous posons pour papoter sur un rocher duquel nous pouvons admirer un panorama merveilleux. Rajhan nous parle alors de son amour pour les grands espaces, l’air pur de la montagne, la nature nourriciere, son rejet du hip hop tibetain, sa haine de la colonization des telephones portables et enfin sa passion pour David Beckam!

C a travers les petits villages de montagne que nous redescendons, de sentiers sinueux, des racines, des pierres pour faire office de marches. Des maisonnettes tres colorees, des petits balcons de bois, des abris pour les chevres, des jardins abondamment fleuris, des champs en terrasse dessinant des sinuosites ongueuses…Des habitants au facies types tibetains… des visages marquants

Rajhan insiste pour que nous faisions une halte chez lui.. une soupe brulante nous est offerte..un delice. Il habite un petit chalet typique de la region, tres charmant.. petits volets verts et blasons tibetains couvrant les murs. Rajhan n’auar pas de mal a nous convaincre de remonter avec lui jusqu’au monastere. Munis de lampes torches, nous entamons la montee dans le noir le plus total! Les mollets en confiture dans un sentier tres cailloueux..dur dur

La recompense après la derniere grimpette de la journee… un verre de Chen…alcool du sikkim a base de bamboo..on se serait cru rejoue l’episode des bronzes font du ski en avalent dans un deglutissement eprovant l’infame breuvage! Puis la degustation d’abat de poulets.. s’en est trop, avec Agathe on jette l’eponge et on depose discrdtement l’immondisme dans un bout de papier journal qui trainait dans notre sac!

Darjeeling

Leves a 4h00 du mat' pour sauter dans une jeep en direction de Tiger Hill, point culminant de Darjeeling, pour asister au reveil de l'Everest, du Kinchenjunga et des autres monts dans une fraicheur paralysante! N'ayant pas encore investie dans les gants, les paires de chaussettes ont fait office de mouffles!Emmitouflee dans ma couverture, et dopee avec des litres de cafe j'ai retenu mon souffle jusqu'au leve du soleil en attendant l'instant fatidique...6H04, les premiers sommets montraient leur bout du nez. La horde de touristes s'ecrit alors : "ouaahhhh"... nos yeux se regalent, on oublie alors que nos petits petons sont transis de froid!

Rencontre de deux argentins qui ont migre vers l'espagne depuis la crise de 2001 et puis d'un russe photographe qui a deja fait trois fois le tour du monde. De monasteres en monasteres nous sommes redescendus tous ensemble jusqu'a Darjeeling. Discussions politiques sur la situation en Amerique latine, Evo et Hugo on est avec vous! Une premiere halte, un ptit dej traditionnel nous est offert : pain tibetain, the de Darjeeling...les moines nous acceuillent avec la plus grande gentilesse. Ils son epatants, une telle culture, une elle ouverture d'esprit malgre leur isolement en haut de leur sommet dans leur Gompa! Le clou de la matinee, un monastere dedie aux moines apprentis...des petis anges aux yeux brides envelopes de leur robe bordeau qui s'activent pour les preparations des festivites a venir. La vie en collectivite, le partage des taches : deux lavent les carreaux, trois raclent les egouts, quatre apportent les ecuelles pour la messe. Non sans se faire prier nous acceptons avec grand plaisir l'invitation qui fut la leur d'assister a la grande messe du matin! Tous les etudiants s'assoient sur des petits duvets de velours et sortent de leur tiroir un manuscrit tibetain. Ils commencent alors a entonner la priere menee par les grands sages a la voix graves et profondes. Les mediattions sont entrecoupees d'entremedes musicaux. Des tambours de toutes les sortes, des trompettes stridantes qui barient tel un elephant, des symbales, des cloches...un capharnaum harmonieux, un concerto hypnotisant. Mes yeux courent aux quatre coins de la piece, tout est tellement intense : les visages, les paroles, les pieces de marbres, l'irise des tissus soyeux, la vibration des instruments... Par la fenetre les rayons du soleil percent l'atmosphere, le rechauffe et vitalisent l'efigie de Bouddha qui trone derriere sa vitrine luxuriante.